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Girls (The Complete Fifith Season)


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*Synopsis/présentation

Créée par Lena Dunham en 2012, Girls a connu un rayonnement assez fulgurant dès sa première saison. L’écriture de la créatrice – qui agit également en tant que réalisatrice et scénariste d’une très grande partie des épisodes – se démarquait par son humour, son audace et l’étonnante justesse du portrait qu’elle dressait de quatre jeunes femmes de Brooklyn. Ces dernières s’inscrivaient alors comme des héritières de Sex and the City, se retrouvant devant une profonde incertitude quant à leur destin. Étrangement, les saisons qui ont suivi n’ont jamais pu atteindre ni satisfaire les attentes démesurées face à Dunham. Pourtant, si Girls n’est jamais devenue l’objet tant promis, les intrigues sont toujours demeurées intéressantes et stimulantes. Cette cinquième saison en est encore une fois la preuve. Hannah, Marnie, Jessa et Shoshanna se retrouvent en début de saison pour célébrer un mariage. En effet, Marnie est sur le point de se marier avec Desi, son compagnon musical alors qu’Hannah est toujours en relation avec Fran, un collègue de travail. Jessa flirte de plus en plus avec Adam, l’ex-copain d’Hannah tandis que Shoshanna s’apprête à retourner au Japon où elle exerce un tout nouveau travail. Cette saison ne fait pas exception, Hannah demeure le centre du récit que raconte Dunham. Peut-être est-ce que ce personnage qu’elle interprète lui permet d’obtenir plus de temps à l’écran ou encore la dimension autobiographique du protagoniste est-elle plus proche que l’on ne le croit, mais le narcissisme d’Hannah sert encore une fois de moteur principal aux arcs narratifs. Plus égocentrique que jamais, la jeune femme néglige sa relation avec Fran, prend difficilement au sérieux son travail d’enseignante et se met à dos certaines amitiés. Si ce trait de caractère du personnage donne droit à d’hilarants moments, la créatrice ouvre lentement le coeur de son personnage pour offrir une finale étonnamment émouvante. Lena Dunham redonne aussi la parole à Marnie, un personnage trop souvent détesté par les admirateurs, dans un magnifique épisode entièrement dédié à son parcours intime. De plus, le personnage d’Elijah, confiné depuis les tout débuts à une fonction presque exclusive de faire-valoir, se voit enfin offrir une trame narrative à sa hauteur. En fait, même si Hannah prend beaucoup de place, son entourage, ses amis et sa famille possèdent quelques moments plus intéressants, notamment Loreen, la mère d’Hannah qui doit apprendre à vivre avec un mari qui vient tout juste de sortir du placard. Bien sûr, on a souvent reproché à la série de se complaire dans la peinture de ces quatre jeunes femmes privilégiées. Le manque évident de diversité dans la représentation des personnages positionne Girls comme une œuvre qui peut parfois sembler quelque peu déconnectée de la réalité qu’elle prétend traduire. Or, les histoires que raconte Dunham soulignent régulièrement le privilège des quatre héroïnes permettant ainsi à la créatrice d’offrir un discours certain sur cet enjeu. Imparfaite, mais divertissante, hilarante et parfois très touchante, cette cinquième saison de Girls est égale aux précédentes. Lena Dunham rehausse légèrement la qualité générale de ses intrigues sans toutefois atteindre l’absurdité de la troisième saison, mais évite les écarts narratifs comme ceux de la seconde saison. Cette fois-ci les quatre dites filles sont à la croisée de leur chemin. Moins unies, mais toujours solidaires, elles témoignent encore durant ces dix épisodes de leur chaotique, mais indestructible amitié.

*Image

Les dix épisodes sont offerts au format respecté de 1.78:1 à une résolution de 1080p. Comme les quatre saisons précédentes, la qualité d’image est excellente. Même si Girls n’est pas une série qui se prête aux plus grandes prouesses visuelles, le niveau de détails et de textures reproduit est exemplaire. Les quelques séquences filmées à Tokyo – qui présentent des décors plus vifs et colorés – sont reproduites avec finesse. Les couleurs font preuve de richesse et de précision tandis que les tons de peaux demeurent naturels et constants. Les effets de surbrillance sont évités grâce à des contrastes parfaitement gérés. Quant aux parties sombres, elles sont parfaitement reproduites grâce à des dégradés fluides et précis et à des noirs purs et intenses. Aucun majeur à signaler en ce qui concerne la partie numérique.

*Son

Trois bandes-son sont offertes sur cette édition : un mixage DTS-HD Master Audio 5.1 en version originale anglaise, un autre au format DTS Digital Surround 5.1 en version française et un autre au format DTS Digital Surround 2.0 en version espagnole. Le mixage DTS-HD reproduit fidèlement l’univers de la série, principalement axé sur les dialogues. De la sorte, il n’est pas surprenant de constater que le champ sonore se déploie principalement à partir des ouvertures frontale et latérale. En revanche, les enceintes arrière appuient subtilement, mais efficacement les ambiances créant à quelques moments d’intéressants effets d’ambiophonie. La trame sonore composée de morceaux de musique pop s’intègre à la perfection à l’ensemble. Les basses fréquences grondent à quelques occasions, mais principalement pour appuyer les pièces musicales. Enfin, la sollicitation du canal d’extrêmes graves est anecdotique. Il y a option de sous-titrage en anglais, français, espagnol, danois, finlandais, norvégien et suédois.

*Suppléments

Contrairement aux saisons précédentes qui offraient des éditions plus garnies en terme de suppléments, cette cinquième saison propose d’abord sur le premier disque une poignée de scènes supprimées (11:46) et un segment «Inside the Episodes (16:32)» qui regroupe des interventions de Lena Dunham et quelques-uns des autres comédiens discutant des épisodes. Sur le deuxième disque, nous retrouvons un autre montage de scènes retirées (7:34) et de nouvelles entrevues avec la créatrice et les comédiens («Inside the Episodes (18 :03)»).



*Conclusion

Toujours aussi irrévérencieuse, Girls laisse poindre une lueur d’espoir pour ses héroïnes au terme de ces dix nouveaux épisodes. À l’aube d’une sixième et ultime saison qui devrait déterminer l’héritage laissé par la série de Lena Dunham, ces quatre héroïnes de Brooklyn offrent certainement une des plus intéressantes histoire d’amitié féminine de la télévision contemporaine. Cette édition regroupe les dix épisodes qui bénéficient d’un transfert vidéo sans faille et très élégant alors que le mixage DTS-HD reproduit fidèlement l’univers en retrait de la série. Malgré quelques scènes supprimées et deux segments aux allures très promotionnelles, les suppléments ont généralement été plus nombreux et plus consistants par les saisons passées. Néanmoins, il s’agit d’un produit indispensable pour les amateurs de la série.

*Note:

Qualité vidéo: 4,5/5
Qualité audio: 4,2/5
Suppléments: 2,5/5
Rapport qualité/prix: 4,0/5
Note finale: 3,8/5


*spécifications :


Studio/Editeur Warner Bros.
Année 2016
Genre Télévision
Réalisateur Lena Dunham
Acteurs Lena Dunham, Allison Williams, Jemima Kirke, Zosia Mamet, Adam Driver, Alex Karpovsky, Andrew Rannells
Nombre de disque 2 BD-50
Durée 300 mins
Format d'image 1.78:1
Transfert 16/9 -
THX
Bande(s)-son Anglaise DTS HD Master Audio 5.1, Française DTS , Espagnole DTS 2.0 Surround
Sous-titre Anglais, Français, Espagnol
Suppléments Scènes supprimés, segments (2)
Date de parution 2017-01-03
Auteur de la critique Frédéric Bouchard




Mise à jour : 22/10/2017
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